Traitement du SIDA la recherche multiplie les signes encourageants

first_imgTraitement du SIDA : la recherche multiplie les signes encourageantsLa conférence sur le SIDA qui se tenait à Kuala Lumpur s’est achevée sur une note d’espoir, des nouvelles encourageantes ayant été fournies par les chercheurs qui travaillent à la mise au point d’un traitement curatif du VIH.Alors que les recherches sur le SIDA se multiplient à travers le monde, c’est un nouvel espoir dont ont fait part des chercheurs lors d’une conférence qui se tenait à Kuala Lumpur. Un espoir de pouvoir un jour parvenir à bout de la maladie chez des personnes déjà infectées. En effet, ces scientifiques qui se démènent pour trouver un traitement curatif du VIH ont présenté plusieurs cas faisant état de guérison prometteuse.En premier, ils ont fait part du cas du “bébé du Mississippi”. Il s’agit d’une petite fille, infectée par le SIDA dans le ventre de sa mère, et qui a reçu un cocktail de trois médicaments à partir de sa 30e heure de vie et pendant 18 mois. 15 mois après l’arrêt de sa trithérapie, l’enfant ne présente toujours aucune trace détectable du VIH dans le sang. Autres cas mentionnés, ceux de deux hommes séropositifs ayant fait l’objet d’une greffe de moelle osseuse qui ne présentent plus de trace du virus respectivement 15 et 7 semaines après l’arrêt de leur traitement.Des résultats à prendre avec prudence Les chercheurs restent toutefois extrêmement prudents et soulignent que ces signes encourageants ne signifient pas pour autant qu’un remède miracle soit à portée de main. Ils laissent simplement entrevoir la possibilité d’une disparition complète du virus chez certains patients, ce qui constitue déjà une avancée fondamentale. A défaut, il serait peu à peu possible de parvenir à un contrôle durable de la maladie (ou rémission fonctionnelle) ne nécessitant plus la prise quotidienne et à vie de traitements antirétroviraux.À lire aussiPourquoi certains s’évanouissent-ils à la vue du sang ?”On ne peut pas encore parler de traitement curatif”, explique Timothy Henrich du Brigham and Women’s Hospital à Boston, “mais ce que je peux dire c’est que si ces patients peuvent vivre sans virus détectable pendant au moins un an, voire un an et demi après l’arrêt du traitement, les risques d’un retour du virus sont minimes”. Selon Deborah Persaud qui dirige l’étude sur le “bébé du Mississippi”, le traitement précoce des nouveaux-nés constitue probablement le meilleur moyen d’éviter que le VIH ne s’installe dans les réservoirs viraux.L’importance d’un traitement précoce Des chercheurs français ont également présenté les études ANRS Optiprim et Visconti, qui mettent en avant la nécessité de procéder à un traitement précoce pour contrôler l’infection par le VIH. “Compte tenu de la baisse importante des réservoirs dans ces deux études, il n’est pas exclu qu’une rémission fonctionnelle, c’est à dire un contrôle prolongé de l’infection sans traitement puisse être à terme obtenue chez les patients traités de façon précoce” (lorsque le nombre de lymphocytes CD4 est inférieur ou égal à 500 cellules/mm3 de sang), estime Jean-François Delfraissy, directeur de l’Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales (ARNS).Le 4 juillet 2013 à 18:18 • Maxime Lambertlast_img read more